La pâques de l'Eternel
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Compréhension de la pâques de l'Eternel
[Extrait du chapitre 8]
(23) Quiconque mangera mon livre, mangera l’Agneau. Il aura alors accompli
la pâques de l’Éternel, car je suis votre
pâques.
Et dans les jours prochains, où vous la mangerez, vous serez ceints de force
et prêts à partir sur les hauteurs de vos pays et là où je vous le
conseillerai. Sur cela, j’ai quelque chose à vous montrer ; car il est
certain que vous ne pouvez point lire Moïse, qui que vous soyez. Cependant
vous pouvez tous saisir le passage dans lequel il institue
la pâques.
Il explique comment et quand on mange l’agneau, puis il conclut ainsi :
Quand vous le mangerez (l’agneau), vous aurez vos reins ceints, vos
souliers aux pieds, et votre bâton à la main ; et vous le mangerez à la
hâte. C’est la pâques de l’Éternel.
(24) Comme on vient de le dire,
la pâques de l’Éternel,
consiste à manger l’Agneau pour effectuer le passage du monde de ténèbres
dans le monde de lumière, de ce monde-ci dans le royaume de Dieu. Moïse
montre que vous serez prêts et debout le jour où l’agneau s’offrira en
sacrifice pour faire connaître la vérité au monde. Or, n’êtes-vous point en
train d’accomplir avec moi cette prédiction ? Ne mangez-vous point à la hâte
la nourriture de l’esprit contenue dans ce livre ? Si à vos yeux je ne suis
pas l’Agneau immolé, pourquoi avez-vous de l’amertume dans vos entrailles et
de la joie dans vos cœurs ? Ne vous mettez point en alarme cependant, je ne
viens point vous tourmenter ni vous perdre, mais vous sauver. Prenez le
temps de lire, car le Seigneur vous accorde une année entière pour le faire,
qui sera suivie d’une année de grâce pour vous préparer.
(25) Après que le temple de mon corps fut formé, ainsi que l’Écriture
l’explique, je me mis à la recherche de la vérité pour comprendre enfin
qu’elle était la véritable raison de l’existence. Voyant alors mon
obstination et ma persévérance, ainsi que les difficultés auxquelles je me
heurtais constamment, Dieu eut pitié de moi et m’appela auprès de lui sur le
sommet de sa montagne où il m’instruisit de toute sa science. Dieu me montra
toutes ses œuvres. De la sorte, Il me vêtit, car j’étais nu. Il m’expliqua
toutes choses célestes et terrestres. Il me parla face à face longuement,
patiemment, pour me faire connaître la loi de son royaume dont Il venait de
m’investir. Et me voici au milieu de vous, tenant ce petit livre à la main,
pour vous montrer qu’il n’y a plus de temps pour ce monde.
(26) Si vous ne me croyez pas ici, vous me croirez ensuite, car je vous
mettrai dans l’impossibilité de ne pas comprendre. Pour l’instant, veillez à
ne plus prendre les Écritures pour des fables ou des histoires anciennes,
parce qu’elles décrivent dans l’exactitude ce qu’est le premier monde
jusqu’à sa fin. C’est pour toutes ces raisons que tout est figuré, et que
vous ne devez plus prendre ce qui est figuré pour des accomplissements
passés. Abstenez-vous en, car avec moi, vous mangez
la pâques
de l’Éternel en ce moment, qui est son grand festin mentionné dans
l’apocalypse.
(27) A l’aide du
chandelier, tâchez de vous asseoir dans le présent des Écritures, sinon vous
ne me reconnaîtriez pas et péririez par ce qui arrive. N’attendez pas
cependant que je me manifeste sur les places publiques, ni que je répare ce
qui est brisé, parce que vous vous tromperiez sur moi. Contrairement aux
hypocrites qui se donnent en spectacle à la tête des nations, le serviteur
de l’Éternel ne fait point connaître son visage au monde, car ce n’est point
lui qui importe mais ce que Dieu lui commande de dire. Cela a déjà été
expliqué par Ésaïe de cette manière :
Voici mon serviteur que j’ai choisi,
Mon bien-aimé en qui mon âme a pris plaisir.
Je mettrai mon esprit sur lui,
Et il annoncera la justice aux nations.
Il ne contestera point, il ne criera point,
Et personne n’entendra sa voix dans les rues.
Il ne brisera point le roseau cassé,
Et il n’éteindra point le lumignon qui fume,
Jusqu’à ce qu’il ait fait triompher la justice.
Et que les nations espèrent en sa loi.
(28) Par ailleurs, il est indéniable qu’en présentant Jésus, Jean présente à
la fois Juda et le Schilo, sur lesquels Jacob prophétise ainsi :
Juda, tu recevras les hommages de tes frères ;
Ta main sera sur la nuque de tes ennemis.
Les fils de ton père se prosterneront devant toi.
Juda est un jeune lion.
Tu reviens du carnage, mon fils !
Il ploie les genoux, il se couche comme un lion,
Comme une lionne : qui le fera lever ?
Le sceptre ne s’éloignera point de Juda,
Ni le bâton souverain d’entre ses pieds,
Jusqu’à ce que vienne le Schilo,
et que les peuples lui obéissent.
(29) L’explication de ceci est donnée dans le personnage de Juda (Jésus) qui
précède et annonce le Schilo (le Fils de l’homme) qui se manifeste à la fin
des siècles pour sauver les fils de lumière. Le Schilo est comme
Melchisédek, roi de Salem, signifiant : celui qui existe de toute éternité,
et auquel les rescapés lui seront éternellement redevables de leur
existence.
(30) Je vous le dis, longtemps j’ai désiré me mettre à table avec les douze
fils de Jacob pour manger la pâques avec eux, car je savais
qu’ils étaient fort instructifs pour moi. Et c’est ce que j’ai fait. Puis je
vis que lorsque Jésus se met à table avec les douze, c’est en vérité avec
les douze fils de Jacob qu’il le fait pour converser spirituellement avec
eux. C’est pourquoi il est écrit que Jésus est l’esprit des Écritures. Cet
esprit qui est assis sur moi et auquel vous devrez votre salut.

L'éveil de la conscience
[Extrait du chapitre 7]
(17) Puisqu’il n’y a qu’un seul esprit qui remplit tout l’univers, et
puisqu’il n’y a qu’un seul univers, une seule science par laquelle on existe
et une raison commune à tous d’être vivants, il ne peut y avoir plusieurs
religions. Le voyez-vous ? Sinon, donnez-moi le temps de vous ouvrir les
yeux. Après quoi, vous saurez qu’on ne peut vivre qu’avec une loi morale qui
tient l’homme délivré du mal. Si vous ne me croyez pas, je ne vous
supplierai pas.
Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous, dit Jean. Celui qui est
de la terre est de la terre, et il parle comme étant de la terre. Celui
qui vient du ciel est au-dessus de tous, il rend témoignage de ce qu’il
a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Celui qui a reçu
son témoignage certifie que Dieu est vrai ; car celui que Dieu a envoyé
dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l’Esprit avec
mesure.
(18) Mais si seulement tu doutes de moi, toi qui lis, alors fais ceci :
demande à tes chefs religieux qui est cet Élie que Dieu annonce à la fin de
l’ancien testament et que Jésus appelle sur sa croix. Demande-leur aussi qui
est Emmanuel et pourquoi Jésus dit à la fin de l’ancien testament :
voici je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi pour rendre à
chacun selon ce qu’est son œuvre.
Interroge-les sur le baptême, la résurrection des morts, et sur ce que
signifie l’expression : naître à nouveau par l’esprit. Qu’ils t’expliquent
ce qu’est le jour du renouvellement de toutes choses, ainsi que le
purgatoire, la pâques et le dernier jugement, et aussi ce
qu’est la séparation des boucs et des brebis annoncée pour le dernier jour.
Qu’ils te parlent de la bête et du faux prophète, ainsi que des combats de
l’Agneau pour vaincre le monde corrompu, et de ce qu’il a à voir avec le
Fils de l’homme que Jésus annonce sans relâche. N’oublie point de leur
demander aussi ce qu’est le royaume, et fais en sorte qu’ils te répondent
publiquement, à la vue de tous. Alors, tu sauras qui est qui, et ce qu’il en
est exactement de ta religion dans les ténèbres. Ton salut et celui de ta
progéniture passent par ces interrogations, t’en abstiendras-tu ?

[Extrait du chapitre 10]
(25) Sachez également que l’Egypte est la figure spirituelle des nations, et
que Dieu m’a appelé, comme Moïse, hors des nations. Sortir d’Egypte, ne
signifie pas sortir de cette nation, cela signifie sortir de la servilité
pour servir Dieu et non plus la créature. Moïse a pris l’Egypte servile en
symbole des nations dans lesquelles les enfants de Dieu et ceux qui ne le
sont pas sont mélangés et tyrannisés ensemble par les rois, par les chefs de
gouvernement et leurs ministres, et tous ceux qui les servent. Cessez donc
de voir le peuple de Dieu sortir de la nation égyptienne pour aller dans le
désert de sable ; car sortir d’Egypte pour se diriger vers la Terre promise,
c’est sortir de la servitude pour se diriger dans le royaume où tout homme
sera libre comme l’oiseau. Il s’agit du passage de ce monde dans l’autre
monde, et de la pâques forcément !

L’altération du monde
[Extrait du chapitre 14]
(1) Au temps de Moïse ce ne pouvait être le jour de manger la pâque, parce
que, contrairement aux animaux, les hommes sont obligés de porter le mal à
son comble pour en tirer leçon. Sinon, bien qu’on leur montre que ceci est
bon ou mauvais pour soi ou pour autrui, ils ne le voient. L’homme est ainsi,
parce qu’en s’apercevant qu’il peut tout changer, il se méprend sur son
intelligence qui lui fait croire qu’il a le droit de faire tout ce qui lui
plaît, en toute impunité. C’est pour cela qu’il faut un temps durant lequel
Dieu laisse les hommes faire tout ce qu’ils désirent, jusqu’à ce qu’ils se
donnent une cuisante leçon que les rescapés ne seront pas prêts d’oublier.
Alors cette fois, quel que soit leur peuple, ils sauront parfaitement
discerner le bien et le mal, et évaluer leurs conséquences.
(2) D’après les nuages et le vent, vous savez le temps qu’il fera le
lendemain. Mais lorsque vous levez les yeux sur les scandales et les
calamités qui mettent aujourd’hui le monde en péril, vous n’apercevez pas
les temps messianiques du soir du monde. Qu’est-ce donc qui vous frappe d’un
tel aveuglement ? Les temps messianiques ne définissent-ils pas d’eux-mêmes
les temps où arrive celui que les prophètes appellent le Messie ? Il s’agit
du Fils de l’homme. Or, bien que ces temps-là soient manifestes aujourd’hui,
personne ne l’attend ! Pourtant, Jésus vous demande plusieurs fois d’être
prêts pour le jour de sa venue, notamment de cette manière :
Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent
par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que
ce jour ne vienne à l’improviste ; car il viendra comme un filet sur
tous ceux qui habitent sur la face de toute la terre. Veillez donc et
priez en tous temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces
choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme.

Le temps de la pâques
[Extrait du chapitre 53]
(19) La bonne nouvelle du royaume de Dieu sera prêchée dans le monde entier
pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. Et
quand cette parole de Jésus s’accomplira en tous pays, vous saurez alors
qu’il s’agit d’un signe manifeste indiquant qu’il est l’heure de se retirer
sur les hauteurs. Mais je vais vous montrer autre chose pour convaincre ceux
qui résistent encore opiniâtrement. Souvenez-vous qu’en ce qui concerne
la pâques, Moïse dit : Quand vous le mangerez (l’agneau), vous
aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton à la main
(prêt à partir) ; et vous le mangerez à la hâte. C’est
la pâques
de l’Éternel. L’explication de ceci est donnée aujourd’hui où vous mangez
l’agneau de Dieu à la hâte, car le temps presse. Ainsi que nous l’avons déjà
expliqué, c’est la pâques qui consiste à passer du monde de
ténèbres dans le monde de lumière.
(20) Jésus dit aussi : Vous savez que la
pâques a lieu dans deux jours (ce qui signifie deux mille ans) et
que le Fils de l’homme sera livré pour être crucifié. Pourquoi
deux jours équivalent-ils à deux mille ans ? Parce que dans le quatrième
livre des psaumes, Moïse, s’adressant à Dieu, dit :
mille ans sont, à tes yeux, comme le jour d’hier quand il n’est plus, et
comme une veille de la nuit. Et lorsque, par ailleurs, Ésaïe
gronde les femmes insouciantes, il leur annonce :
dans un an et quelques jours vous tremblerez ! Ce qui s’entend
après la publication et la connaissance du livre dans le monde.
(21) Pour toutes ces raisons, et parce que Jésus est la représentation du
Fils de l’homme au jour de son avènement (qui est ce jour), sachez que vous
ne changerez vraiment d’ère que lorsque le Soleil se lèvera pour la première
fois sur le royaume de Dieu. Jusque-là, vous serez toujours dans l’ancien
monde, dans le monde de Noé, voué à s’en aller. |