Le Fils de Dieu juge les nations
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Le jugement des nations
[Ce sont les chapitres précédents et
les suivants qui expliquent ce chapitre 49]
(1) Lorsque je vins au monde, Dieu mit une balance dans mes mains pour
que je puisse peser les choses par la suite et en estimer la valeur.
Après avoir longuement pesé les hommes des quatre générations, je n’ai
point trouvé de différence de poids entre eux. Et j’en fus satisfait,
car cela correspondait aux pensées des prophètes et non à ce que
racontaient ceux qui n’ont point de respect pour les peuples auxquels
ils dérobèrent leur pays.
(2) Les hommes doivent habiter uniquement les pays dont ils sont
originaires, parce que l’ordre des peuples s’entend d’abord par le fait
que chacun habite son pays et non celui d’autrui – Le pays et l’homme
qu’il a enfanté sont un – C’est pourquoi nul ne doit s’approprier le
pays d’autrui pour s’y établir.
(3) Il est bien de rendre visite aux peuples étrangers et de partager le
savoir avec eux, car il s’agit de la fraternité. Mais dérober un pays,
en décimant ou en exterminant son peuple, comme le firent les
conquérants, c’est commettre la plus grande infamie devant Dieu qui a
créé tous les hommes avec le même amour. C’est pourquoi Il va éliminer
impitoyablement ceux qui ont agit ainsi.
(4) Si quelqu’un tuait un homme et sa famille pour s’emparer de ses
biens et de ses terres, auriez-vous le cœur d’aller habiter auprès de
lui ? Vous ne l’auriez pas, et n’en feriez rien. C’est pourquoi ceux qui
s’en allèrent (ou s’en vont encore) habiter les pays conquis par la
force des armes, approuvent forcément les sacrilèges commis par leurs
prédécesseurs et disparaîtront avec eux. C’est ici la grande justice du
ciel, car on n’établit pas sa demeure sur le sang des âmes innocentes
qui crient depuis la terre et dont les cris remontent jusqu’à l’Éternel.
(5) Sachez alors que ces nations impitoyables du soir du monde ne
subsisteront pas, car elles se moquent du Père et de Jésus qui dit :
Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton
âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand
commandement.
Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain
comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et
les prophètes.
(6) Aimer Dieu et son prochain, c’est pratiquer les commandements de Sa
loi et fraterniser avec tous les hommes, ce n’est point lui cracher au
visage en s’asseyant sur les âmes de Ses enfants que l’on tue. Pourtant,
c’est ce que firent certaines nations arrogantes qui s’emparèrent de
plusieurs pays aux quatre coins du monde où elles accouchèrent de leurs
infamies. En effet, après avoir lié ou exterminé les peuples innocents
des pays qu’elles dérobèrent par la force, ces nations donnèrent
naissance à des filles monstrueuses, à des nations semblables à elles,
qui ont encore plus de mépris pour autrui.
(7) Parmi ces nations cruelles, il en est une qui devint géante. Et elle
se développa d’autant plus vite que les brigands du monde entier ne
cessèrent d’y accourir pendant cinq siècles, avec leurs prêtres, pour la
fortifier et s’y multiplier. Alors, ayant fait de la démesure son
manteau et de l’arrogance son flambeau, elle domine toutes les nations
du monde auxquelles elle impose ses règles. Mais le monde est devenu
trop petit à ses yeux pour y exercer son autorité. Alors elle se tourne
du côté des astres qu’elle espère bientôt coloniser...
(8) Pour asseoir leur suprématie, les dirigeants de cette nation
arrogante et méprisante, qui se fait haïr par le reste du monde, veulent
désormais paraître moraux et exemplaires, conseillant vivement, avec
menaces au besoin, à toutes les nations de marcher dans leurs voies. Ils
pensent pouvoir de cette manière régner éternellement sur le monde
entier car, de Rome et de ses infamies, cette nation est née. Cependant,
dans le royaume qui arrive, on n’y trouve point sa trace, elle a disparu
du monde.
(9) Pareillement aux immigrants, les descendants des conquérants ne
peuvent être légitimes dans les pays que leurs pères dérobèrent
autrefois, car les siècles ne rendent pas légitimes les infamies
commises par d’anciennes transgressions de la loi. Au contraire, ils ne
font que les accroître ; parce que le mensonge ancien ne peut devenir
vérité en changeant de visage dans le temps.
(10) Pensez alors que pour entrer dans le royaume qui arrive, vous qui,
pour une raison ou une autre, habitez un pays qui n’est point celui de
vos racines, vous devez vous tourner vers votre peuple et fuir dans
votre pays originel avant la fin. Si vous n’agissez pas ainsi, vous
périrez ; car vous ne pourrez entrer dans l’Assemblée. Ne restera vivant
sur cette terre que le peuple que j’assemblerai en tous pays, et au
milieu duquel aucun étranger ne pourra entrer. Entendez ce que je dis,
car les nations coupables du désastre vont payer au double le prix du
sang qu’elles ont versé. Dieu ne les oublie point. Et leur rétribution
leur sera rendue mesure par mesure, et au double de la mesure de ce
qu’elles ont fait.
(11) Les nations qui disposent de grandes puissances de destruction sont
souvent à l’origine des guerres et de l’instabilité du monde. Elles sont
aussi celles qui ont provoqué des mouvements d’hommes depuis les pays
qu’elles appauvrirent vers leurs nations couvertes d’argent. Je parle
des immigrations qui engendrent toutes sortes de mélanges de populations
et des métissages, jusqu’au point de ne plus savoir qui est qui, et à
qui appartient le pays dans lequel les étrangers arrivent en masse. Ce
qui augmente d’autant la confusion et suscite de vaines discussions sur
les races et l’intégrité des peuples.
(12) Quiconque n’habite point son pays originel est doublement coupable,
d’une part parce qu’il appauvrit son peuple par son absence, et d’autre
part parce qu’il devient une gêne considérable dans le pays étranger où
il a établi sa demeure. Ce qui accroît toujours plus le malaise et le
désastre créés par la surpopulation.
(13) Pour toutes ces raisons, Dieu dit qu’il rendra l’homme plus rare
que l’or fin, plus rare que l’or d’Ophir. Pensez alors que le nombre
d’hommes restant ne sera qu’un très petit nombre. En effet pour ce grand
jour de vengeance, il est écrit :
Voici, le jour de l’Eternel arrive,
Jour cruel, jour de colère et d’ardente fureur,
Qui réduira la terre en solitude,
Et en exterminera les pécheurs.
Car les étoiles des cieux et leurs astres
Ne feront plus briller leur lumière,
Le Soleil s’obscurcira dès son lever,
Et la Lune ne fera plus luire sa clarté.
Je punirai le monde pour sa malice,
Et les méchants pour leur iniquité ;
Je ferai cesser l’orgueil des hautains,
Et j’abattrai l’arrogance des tyrans.
Je rendrai les hommes plus rares que l’or fin,
Je les rendrai plus rares que l’or d’Ophir.
C’est pourquoi j’ébranlerai les cieux
Et la terre sera secouée sur sa base,
Par la colère de l’Eternel des armées
Au jour de son ardente fureur.
Alors, comme une gazelle effarouchée,
Comme un troupeau sans berger,
CHACUN SE TOURNERA VERS SON PEUPLE,
CHACUN FUIRA VERS SON PAYS ;
Tous ceux qu’on trouvera seront percés,
Et tous ceux qu’on saisira tomberont par l’épée;
Leurs enfants seront écrasés sous leurs yeux,
Leurs maisons seront pillées, et leurs femmes violées.
(14) Vous toutes, nations factices, constituées de brigands accourus de
tous les horizons pour exploiter les pays que vous avez dérobés ; oui,
vous qui n’êtes que des imitations du véritable et des nations sans
racines, vous venez prendre acte de votre châtiment. Vous n’y échapperez
pas car, que vous soyez d’occident ou d’orient, du septentrion ou du
midi, ce qui est écrit est écrit et s’accomplira, lors même que vous ne
le voudriez pas.
(15) Aujourd’hui ceux qui règnent dans ces nations dominatrices auront
besoin de s’appuyer sur les rochers pour rester debout devant la colère
de Dieu, d’autant qu’ils ne sont que des pleutres sans courage qui
recherchent la puissance des armes pour combler leur faiblesse
spirituelle.
(16) C’est pourquoi, ces quelques nations insolentes, qui font
ostentation de leur suprématie, sont en aversion à l’Éternel qui hait ce
qui est élevé. Elles sont aussi le malaise et la honte de l’humanité ;
car elles haranguent les petits peuples pour se faire entendre, les
oppriment pour mieux régner, accroissent leur armement pour les faire
trembler, et organisent souvent des tueries sur eux, qu’elles appellent
guerres, pour asseoir leur suprématie. Ces nations cruelles
devraient-elles alors rester sur cette planète qui en meurt ? Non, car
ceux qui tuent les hommes et qui se glorifient ensuite de leurs actes
crapuleux qu’ils justifient avec leur courage, sont en vérité des
individus sans valeur humaine, qui verront venir le royaume sans pouvoir
y aller.
(17) Seuls les réfugiés sont acceptables pendant un temps durant lequel
ils reprennent des forces pour relever leur peuple en péril. Mais s’ils
abandonnent les leurs, sous le prétexte qu’il est difficile de vivre
dans leur pays sur lequel les brigands ont mis la main de force, ils ne
sont pas glorieux, ils n’ont pas la face des héros. S’ils ne retournent
pas également chez eux avant la fin, mais restent dans le pays qui leur
a ouvert ses portes pour les secourir, alors ils attraperont la face des
conquérants et subiront leur châtiment, le pire qui puisse être donné.
(18) Le principe des formations a montré que la créature végétale,
animale ou humaine est forcément la juste réponse du milieu originel
duquel elle sort. En conséquence, toute immigration ou transplantation
ne peut être qu’une profanation des lieux, par introduction de corps
étrangers dans ces lieux. Une forêt est légitime et souveraine là-même
où elle se trouve depuis les commencements, et rien d’autre ne peut ni
ne doit régner à sa place. Il en est de même pour les peuples du monde
entier, que rien ni personne ne doit déranger.
(19) En raison de cela, on voit que les conquérants ne doivent nullement
habiter un pays qui n’est pas celui de leurs origines, d’autant qu’ils
ont forcément le visage des traîtres et des meurtriers. Des traîtres,
parce qu’ils abandonnent leur famille et leur peuple, et des meurtriers,
parce qu’ils tuèrent parfois les hommes et les bêtes pour prendre
possession de leurs pays qu’ils convoitaient.
(20) Lorsqu’on agit de la sorte, peut-on être digne de Dieu et aimer son
prochain comme soi-même ? A-t-on le droit de clamer partout dans le
monde son amour pour les œuvres de l’Éternel ? Moi je vous dis qu’on ne
peut faire fi des peuples et de Dieu qu’en étant de la pire espèce !
C’est pourquoi la destruction des conquérants et des colonisateurs que
Dieu va opérer, ainsi que celle des nations desquelles sortirent ces
êtres d’une bassesse extrême, n’est que justice et exécution du décret.
(21) Ce ne sont jamais les gens d’un peuple qui se lèvent contre
d’autres peuples pour leur faire la guerre, ce sont ceux qui règnent à
leur tête qui le font en les obligeant à s’entre-tuer. Mais la fin de
tels scandales est arrivée, car l’eau vive dissout tous pouvoirs humains
et met à nu ceux qui les possédaient. Ainsi dénudés, vos chefs ne seront
plus en mesure de vous gouverner, mais plutôt de vous amuser dans leur
détresse, d’autant qu’il est écrit à leur sujet :
Dieu donne de l’accroissement aux nations et les anéantit ;
Il les étend au loin, et il les ramène dans leurs limites.
Il enlève l’intelligence aux chefs des peuples,
Il les fait errer dans des déserts sans chemin ;
Ils tâtonnent dans les ténèbres, et ne voient pas clair ;
Il les fait errer comme des gens ivres.
En levant les yeux sur le monde, l’errance des chefs des peuples ne peut
vous échapper car, en plus de leur désorientation, ils sont coupables
des guerres, du désarroi et de la dévastation des pays. Le nier, c’est
se condamner.
Les droits de chacun
(22) Mais ceux qui se sont enracinés dans les champs du mensonge me
diront : depuis le début, tu nous dis que la plus grande partie de
l’humanité va périr pour laisser la place aux enfants d’Abraham auxquels
la Terre fut promise. Et tu as montré dans ce sens la parole de Dieu
annonçant qu’il rendrait l’homme aussi rare que l’or d’Ophir. S’il en
est ainsi, cela signifie que les droits de l’homme définis par nos pères
ne valent rien ! Doit-on les abandonner pour toujours ?
(23) Je réponds à cela que Jésus avait raison de craindre que je ne vous
trouve endormis à mon arrivée soudaine ! Car je ne cesse de vous dire
que les hommes d’aujourd’hui n’ont désormais plus les mêmes droits. En
effet, ceux qui transgressent les commandements et s’octroient des
pouvoirs sur autrui ; ceux qui détruisent les forêts, les sites, les
mers, les espèces végétales et animales pour de l’argent ; ceux qui
corrompent et font souffrir l’humanité ; ceux qui anéantissent les
valeurs morales ; et tous ceux qui touchent à la nature d’une façon ou
d’une autre, ou déclarent une guerre, ont perdu le droit de rester sur
la Terre qui ne peut plus les supporter. Dieu veut qu’il en soit ainsi,
pour que les saints d’esprit auxquels Il donne la Terre conservent
éternellement le droit de faire ce qui leur plaît.
(24) Aviez-vous cru que les droits de l’homme pouvaient être définis par
quelques habitants de sépulcres ? Sont-ce vos machines qui déterminent
elles-mêmes leurs propres règles de marche, ou est-ce vous qui les leur
donnez en les créant ? Puisque ce ne sont point elles qui peuvent
établir leurs règles, ne vous avisez pas d’établir les vôtres que seul
votre Créateur peut vous donner. Vos pères ont cru pouvoir le faire, et
ont anéanti la loi de Moïse. Ils bâtirent alors un monde instable, un
monde qui vacille et chancelle, prêt à s’écrouler.
(25) Moïse a indiqué à l’humanité comment elle devait se comporter. Mais
de tout temps les hommes ont repoussé sa loi et ses conseils pour
pouvoir se confier aux grands. Maintenant chacun doit l’assumer, car il
est aussi écrit dans les psaumes :
L’Éternel est mon secours,
Et je me réjouis à la vue de mes ennemis.
Mieux vaut chercher un refuge en l’Éternel
Que de se confier en l’homme ;
Mieux vaut chercher un refuge en l’Éternel
Que de se confier aux grands.
(26) Par ailleurs, pour se protéger eux-mêmes et couvrir les criminels
qui les soutiennent, les chefs de nations et leurs ministres dans
lesquels vous vous confiez, se devaient d’abolir la peine de mort
instaurée par Moïse. Et vous les circoncis, qui marchez dans leurs
voies, vous abandonnez votre responsabilité dans cette affaire. Parce
que, du fait qu’ils occupent des postes élevés, vous les laissez
paisiblement vivre ; alors qu’ils oppriment, détruisent et tuent à leur
guise.
Le redressement des peuples
(27) Bien qu’elle se répète, l’histoire aura néanmoins servi à vous
montrer qu’il était inutile de déchoir celui qui s’est assis de son
propre chef à la tête d’une nation, pour le remplacer par un autre
choisi de tous ; car l’un l’autre adorent les mêmes dieux : l’argent, le
pouvoir, la domination et la gloire. Ivres de vanité et dépourvus de
lumière, de tels individus n’apportent point la délivrance mais ce qui
rend l’homme esclave et inapte à connaître la vérité.
(28) Ce n’était donc nullement avec des discours ni avec des rebellions
contre ceux qui gouvernent que l’on pouvait mettre fin à leurs scandales
et à leurs infamies, mais seulement en les abandonnant jusqu’à ce qu’ils
disparaissent. C’est pourquoi les révolutions furent toujours vaines et
inutiles, d’autant que ce n’était pas ceux qui se trouvaient à vos têtes
qu’il fallait combattre, mais vos propres pensées. N’est-ce point ce que
montre Samuel ? Pour changer le monde, il faut d’abord changer son cœur.
N’essayez donc plus d’évaluer le monde en fonction des remous de son
histoire, car ce n’est qu’en prenant part à la résurrection des morts
que vous pourrez l’évaluer et déterminer combien de temps il lui reste.
(29) Les puissants de ce monde verront de tous leurs yeux leur fin
arriver dans le mouvement de retrait que vous allez effectuer ; car,
sans vous qui les faisiez vivre, ils vont tous périr. Vous comprenez
alors encore mieux la séparation des boucs et des brebis qu’opère le
Fils de l’homme au jour de sa venue, et pourquoi Jésus vous prévenait
avec autant d’insistance, ainsi que toute l’Écriture qui annonce :
Toute vallée sera comblée,
Toute montagne et toute colline seront abaissées ;
Ce qui est tortueux sera redressé,
Et les chemins raboteux seront aplanis.
Et toute chair verra le salut de Dieu.
Si donc vous entendez la voix de celui qui accomplit aujourd’hui cette
parole de l’Écriture, ne vous précipitez pas à la cime des arbres, parce
que vous ne risquez rien et que les chemins pour le fuir s’arrêtent tous
à leur sommet.
(30) Vous auriez dû vous fermer à ceux qui gouvernent et écouter Jésus,
le Fils de dieu, qui vous demandait de vous aimer les uns les
autres. Mais tu n’as pas voulu l’entendre, toi, la quatrième génération
qui tua plus de deux cents millions d’hommes en moins d’un demi
millénaire ! Tu as maculé ta robe de tes souillures, tu as oppressé ceux
qui n’ont pas pu te résister. Maintenant a lieu ton châtiment.
Maintenant tu n’imposeras plus tes lois ni ta volonté dans le monde des
vivants.
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