La croix de Jésus est symbolique
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La croix est le symbole des douleurs de l'Agneau
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avec beaucoup d'attention, il exprime ce qu'est la croix de Jésus]
Les temps messianiques
(1) Lorsque nous arriverons au serpent qui exprime le passé, le présent
et l’avenir du monde, nous verrons qu’un trait sépare ce monde de
ténèbres du monde de lumière. Ce trait est le temps marqué par Dieu. En
deçà du trait, il s’agit de ce premier monde dans lequel je vous prends
; et au-delà du trait, il s’agit du nouveau monde où je vous conduis.
C’est pourquoi, il fallait que le monde entier soit averti de ce
changement, et qu’il serait l’objet d’une récolte au dernier jour ; car
seule la postérité d’Abraham, d’Isaac et de Jacob demeurera sur la Terre
qui lui fut promise. Ce qui est l’objet de la prophétie.
Incrédulité des hommes et douleurs du Fils
(2) Pour vous faire prendre entièrement conscience de ce changement
salutaire qui s’opère aujourd’hui, il me faut montrer dans quels temps
le monde est arrivé et qui est celui qui l’explique, en m’appuyant sur
les Écritures. Si je n’agissais ainsi, personne ne me croirait. Et d’ici
peu vous péririez dans vos voies, car la fin de ce monde est déjà
résolue et ne peut être différée. Mais parce que cela est révélé
aujourd’hui, tous ceux qui règnent et qui sont incrédules se dresseront
comme un seul contre moi. Sachant qu’ils ne pourront survivre à ma
venue, ils auront recours aux faux témoignages ou aux insultes, et ne
manqueront point de m’affubler de quelque tare ou maladie. Fermez-vous à
cela car, bien qu’il s’agisse aussi d’un accomplissement de la
prophétie, vous savez que ceux que l’on appelle intellectuels seront
unanimement contre moi. Ne se situent-ils pas déjà au-dessus de tous ?
(3) Tout ce que je dis là, n’est-ce point ce à quoi Jésus doit faire
face ? Pourquoi met-il les intelligents à la porte ? Et que croyez-vous
que soit le sens de la couronne d’épines qu’on lui pose sur la tête ? Je
vous le dis, être le Fils dans ce monde, c’est forcément souffrir et
être rejeté ; car il lui faut s’adresser à des incrédules et à des gens
qu’il ne faut surtout pas déranger. Ce qui en amènera beaucoup à dire :
Moi je suis comme Thomas, je ne crois que ce que je vois !
(4) Au sujet de Thomas, qui représente l’incrédule de ce monde, j’ai
quelque chose à montrer et à expliquer. Thomas répond à ceux qui lui
disent qu’ils ont vu le Seigneur ressuscité :
Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon
doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son
côté, je ne croirai point.
Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la
maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes (du
monde) étant fermées, se présenta au milieu d’eux, et dit : La paix
soit avec vous ! Puis il dit à Thomas : Avance ici ton doigt, et
regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-là dans mon côté ;
et ne sois pas incrédule mais crois. Thomas lui répondit : Mon
seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, tu as
cru. Heureux ceux qui ne m’ont pas vu, et qui ont cru !
(5) Ceci est une image suggestive, faisant venir à la pensée que Thomas
exécuta ce qu’il avait dit auparavant et que c’est à partir de cela
qu’il crût. Mais il n’en est rien. Car lorsque Jésus lui dit : avance
ici ton doigt et regarde mes mains, cela ne signifie pas que Thomas
ait mis son doigt dans la marque des clous. Pareillement : avance ta
main et mets-là dans mon côté, ne montre pas que Thomas ait enfoncé
sa main dans le côté de celui que les soldats ont percé. Peut-on
imaginer quelqu’un faire ça ? On ne le peut. Mais quand vous admettrez
que la crucifixion de Jésus est toute autre que ce que vous lisez dans
le sens des mots, alors vous croirez comme Thomas croit lorsqu’il voit
qui est le sauveur.
(6) De même, lorsque Jésus dit : que chacun se charge de sa croix et me
suive, ne pensez pas qu’il demande à chacun de porter une croix en bois
sur son dos... Non, hommes rompus, c’est la crucifixion d’autrefois qui
est prise en figure de ce qui arrive à Jésus pour montrer ses
souffrances. Porter ses douleurs, c’est porter sa croix et mourir pour
ce monde qui n’a plus d’espoir. C’est pourquoi, la crucifixion de Jésus
est ce qui m’arrive, car c’est moi qui porte sa croix. Vous avez lu en
effet que Jésus ne porte pas sa croix, mais que c’est Simon de Cyrène
qui la porte derrière lui. Simon c’est Pierre, et Pierre je le suis ;
car je suis Pierre qui marche vers Jésus, pour voir en lui ma propre
image. Ne soyez donc pas incrédules.
(7) Sachez aussi qu’en représentant le Christ par sa croix, vous le
représentez de la pire manière qui soit ; car qu’avez-vous à faire de sa
douleur, la ressentez-vous ? Hypocrites ! Est-elle transmissible d’homme
à homme ou bien est-ce sa lumière qui l’est ? Des hommes et des femmes
sont morts en quantité considérable pour sauver le monde, et le monde
n’a pas été sauvé. Abstenez-vous alors de prendre pour emblèmes les
douleurs et la mort du Fils, car vous m’attristez. Que croyez-vous donc
? J’étais comme vous. Puis je suis mort pour ce monde comme vous allez
mourir pour ce monde, et Dieu m’a ressuscité le premier pour que j’ouvre
vos yeux ensuite. C’est pourquoi Jésus dit : je vous ressusciterai au
dernier jour. Il s’agit du dernier jour de ce monde.
(8) Toutefois, sans ces douleurs de la croix, je me tairais. Et si je
rugis, c’est pour vous réveiller et vous faire entrer dans le temple
avec moi afin de vous sauver. Mais plusieurs me considéreront comme
puni, frappé de Dieu et méritant la croix sur laquelle je me trouve.
Mais je ne suis ni puni ni frappé de Dieu, parce que je me livre
moi-même à la mort. S’il n’en était ainsi, qui sauverait le monde ? Si
je ne vous conduisais dans toute la vérité, qui le ferait ?
(9) Ma vie est sacrifiée à cause de vous, car je n’ai que les murs de ma
prison pour demeure, et la solitude pour compagne. Jésus a dit : le jour
viendra où vous me laisserez seul. Et je suis seul comme un pélican au
milieu d’un désert ! Mais les larmes que je verse, c’est sur vous que je
les verse, parce que je vous vois pris par les soucis du jour et que je
crains que vous ne m’entendiez pas. Ce qui me serre la gorge et
m’empêche de respirer, car je ne pourrai supporter qu’un seul juste soit
ravi de ma main et périsse.
(10) Il serait bon, pour chacun d’entre vous, de porter un regard
nouveau sur les Écritures, pour voir et connaître intimement celui que
Dieu appelle sur le soir, dans le jardin d’Eden. Il en va du salut de
tous et du monde entier. A cet effet, Ésaïe dit sur le serviteur de
l’Éternel :
Voici, mon serviteur prospérera ;
Il montera, il s’élèvera, il s’élèvera bien haut.
De même qu’il a été pour plusieurs un sujet d’effroi,
Tant son visage était défiguré,
Tant son aspect différait de celui des fils de l’homme,
De même il sera pour beaucoup de peuples un sujet de joie ;
Devant lui les rois fermeront la bouche ;
Car ils verront ce qui ne leur avait point été raconté,
Ils apprendront ce qu’ils n’avaient point entendu.
Qui a cru à ce qui nous était annoncé ?
Qui a reconnu le bras de l’Éternel ?
Il s’est levé devant lui comme une faible plante,
Comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée ;
Il n’avait ni beauté ni éclat pour attirer nos regards,
Et son aspect n’avait rien pour nous plaire.
Méprisé et abandonné des hommes,
Homme de douleur et habitué à la souffrance,
Semblable à celui dont on détourne le visage,
Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas.
Cependant ce sont nos souffrances qu’il a portées,
C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ;
Et nous l’avons considéré comme puni,
Frappé de Dieu, et humilié.
Mais il était blessé pour nos péchés,
Brisé pour nos iniquités ;
Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui,
Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
Nous étions tous errants comme des brebis,
Chacun suivait sa propre voie ;
Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.
Il a été maltraité et opprimé,
Et il n’a point ouvert la bouche,
Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie,
A une brebis muette devant ceux qui la tondent ;
Il n’a point ouvert la bouche.
Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment ;
Et parmi ceux de sa génération,
Qui a cru qu’il était retranché de la terre des vivants,
Et frappé pour les péchés de mon peuple ?
On a mis son sépulcre parmi les méchants,
Son tombeau avec le riche,
Quoiqu’il n’eût point commis de violence,
Et qu’il n’y eût point eu de fraude dans sa bouche.
Il plut à l’Éternel de le briser par la souffrance...
Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché,
Il verra une postérité et prolongera ses jours ;
Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains.
A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards ;
Par sa connaissance, mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes,
Et il se chargera de leurs iniquités.
C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ;
Il partagera le butin avec les puissants,
Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort,
Et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs,
Parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes,
Et qu’il a intercédé pour les coupables.
(11) Ayant la connaissance des temps, je sais pourquoi Dieu m’envoie en
jugeant bon de remettre toutes choses entre mes mains. Et cet ouvrage
est dans son entier le témoignage formel que le Père m’envoie
véritablement devant vous pour vous garder en vie. Ne ferez-vous alors
aucun cas de moi ? Serais-je toujours méprisé, abandonné des hommes
comme c’est écrit ? N’aurez-vous d’autres désirs que de mettre des
embûches sur mon chemin ? Combien serez-vous à me saisir et à me suivre
en toute confiance ? Assurément, je sais ce que sera le comportement des
hommes élevés à mon égard ; car avec la venue du Fils, il en est fini
d’eux, comme il en est fini de tous ceux qui les suivent. Mais, vous,
que ferez-vous ? Me mettrez-vous au nombre des malfaiteurs, comme le dit
l’Écriture ? Mettrez-vous mon tombeau avec les riches ? Comment me
recevrez-vous ? Avec quelles paroles et avec quelles attitudes
justifierez-vous l’Écriture ?
(12) Dieu donne la lumière à ceux qui le recherchent. Mais on ne le
trouve point en transgressant ses commandements, comme le font les
prêtres et leurs fidèles, les ministres et ceux qui les écoutent ! Non,
agir comme ils le font conduit à s’en éloigner et à augmenter son
châtiment. Et s’il plut à Dieu de me briser par la souffrance, c’est
afin de purifier mon âme durant mon ascension, jusqu’à ce qu’elle soit
en mesure de porter toute la vérité.
(13) Ne lisez pas ces paroles avec les yeux alourdis de sommeil ou en
étant indifférents, parce qu’il convient d’effectuer cette ascension
vous-mêmes pour votre salut. Sur ce point, il est écrit :
Qui pourra monter à la montagne de l’Éternel ?
Qui s’élèvera jusqu’à son lieu saint ?
Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur ;
Celui qui ne livre pas son âme au mensonge,
Et qui ne jure pas pour tromper.
(14) Pensez-vous que je vous conduise au sommet de Sion pour vous
divertir ? Mais je sais que le monde s’attend à toutes choses, sauf à la
venue du fils de la vieillesse d’Abraham. D’ailleurs, plusieurs me
diront : tu te fais le fils du Très Haut, son messager qui était annoncé
pour la fin des siècles ; et tu parles en son nom ! Ne crains-tu pas
qu’il te châtie pour avoir cette attitude envers le monde que tu viens
troubler ? Tu t’ornes toi-même de gloire et de magnificence, car ce
n’est point nous qui t’avons placé à notre tête !
A ceux-là, je réponds que plusieurs disent aussi dans l’Écriture :
personne ne sait d’où tu sors, et tu viens faire le juge ! Assurément,
si telle est votre pensée, les Écritures ne peuvent vous révéler leur
contenu et leurs explications resteront vaines. Je ne cesse de dire que
je respire la crainte de l’Éternel et que ma crucifixion ne vient pas du
Père au nom duquel je parle, mais de vos agissements. Aussi, ne croyez
pas que je m’attribue ma gloire, car la gloire de l’homme vient des
choses d’hommes, alors que celle de Dieu dont je me glorifie vient de
Dieu. C’est pour cela que les prophètes ont écrit le sens des rois
mages, mes pères, pour que vous sachiez que celui qui vient de naître
est le libérateur attendu.
L’heure de vérité
(15) Les explications à venir montreront qu’il n’y a encore jamais eu de
temps messianiques, car ces temps-là sont ceux des derniers instants du
monde où arrive celui qui est annoncé. Il est donc temps pour vous de
cesser de croire que le Sauveur est déjà venu. Que serait-il venu faire
deux mille ans avant l’heure ? Soyez au moins certains qu’un homme
annoncé pour tel jour, ne peut être venu avant qu’il n’arrive... Et ce
fameux troisième jour où le fils ressuscite, est celui où rien ne manque
sur la Terre pour le dernier spectacle que le monde donne
inéluctablement aux étoiles, avant le royaume de Dieu.
(16) Je montre ce qui est véritable, afin que vous puissiez me
reconnaître dans le Fils de l’homme et me suivre jusque dans le royaume.
Et, à cet effet, je prends le Écritures en témoignage, car c’est pour
cela qu’elles sont écrites. Toutefois ce n’est point pour moi que je
vous demande de me reconnaître, mais pour vous et pour toutes les
générations à venir. Jésus dit :
Quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette
génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aura aussi honte
de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints
anges.
Il leur dit encore : Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux
qui sont ici ne mourront point, qu’ils n’aient vu le royaume de Dieu
venir avec puissance.
(17) Le royaume est là, à quelques jours seulement. C’est pourquoi,
après que les religieux d’abord et les scientifiques ensuite aient tenté
vainement de répondre aux interrogations des hommes, au soir du monde,
ces derniers ont de plus en plus faim et soif de la vérité. Ils sont
alors dans un jeûne qui leur occasionne de grands tourments, et beaucoup
se tournent vers les innombrables voyants de la fin des siècles qui en
profitent pour les dépouiller. Car, ceux qui se disent voyants, que
voient-ils réellement ? Tout d’abord, ils vous voient venir. Puis ils
vous sondent pour voir ce qui vous tracasse et quel est le degré de
votre crédulité. Instruits de vos réponses, ils essayent alors de voir
comment ils vont s’y prendre pour vous soustraire le plus d’argent
possible. Ils font eux aussi, et tels ceux qui règnent, des simulacres
pour vous convaincre qu’ils détiennent le pouvoir de vous éclairer sur
votre avenir et de vous guérir. Puis, de même que les prêtres, ils vous
fascinent avec quelques incantations, et vous demandent ensuite de
l’argent comme le font tous ceux qui vivent à vos dépens. Et vous les
croyez, parce que dans les ténèbres vous avez besoin de croire au salut.
Et c’est en eux que vous le cherchez...
(18) Mais l’on me dira : toi-même, n’es-tu point voyant ? Je réponds que
si la compréhension de la science de Dieu qui permet de s’élever sur les
hauts lieux depuis lesquels on voit loin derrière et loin devant est de
la voyance, alors je suis voyant. Je dis qu’il ne peut y avoir de
voyance sans compréhension de l’existence. C’est pourquoi Moïse et
Emmanuel ne sont pas voyants ; disons plutôt qu’ils sont clairvoyants,
car la lumière qui leur donne une vue lucide des choses provient de la
science du Tout-Puissant qui leur fait connaître ce qui existe vraiment.
Mais pour acquérir cette lumière, il faut être saint d’esprit, et louer
seulement Celui par qui tout existe. C’est pourquoi j’ai dit que je ne
parle point en mon nom, et que ma parole n’est point esprit d’homme mais
Esprit de vérité.
Le veau d’or, dieu des hommes
(19) Moins on recherche la vérité, plus on s’en éloigne et on
s’affaiblit en conséquence. Ainsi, on comprend de moins en moins. Alors
on instaure des valeurs étrangères auxquelles on se réfère. C’est de la
sorte qu’au fil des siècles, l’homme en est arrivé à avoir des
conceptions stupéfiantes de la vie. En exemple, bien qu’il soit la cause
évidente de tous les maux et de la dévastation de la Terre, le veau d’or
(le Dieu des hommes dénoncé par Moïse) n’apparaît toujours pas comme
étant à détruire obligatoirement.
(20) Ce que j’explique, c’est qu’en suivant les boucs et en obéissant à
leurs règles, les hommes sont devenus si faibles dans le raisonnement et
si inversés dans le jugement, qu’ils ne parviennent pas à déduire qu’il
suffit d’ôter ce veau de la Terre (la monnaie des nations) pour faire
disparaître la misère, la douleur, l’injustice, la guerre, la
destruction et la dévastation ; ainsi que la corruption, la domination,
la servitude, la maladie et sauver la postérité. Non, nul n’y parvient !
(21) Devenus tous sourds, aveugles et lents à la compréhension par les
siècles de ténèbres, il n’apparaît même pas aux saints d’esprit, que
l’argent n’a servi qu’à faire des oppresseurs et des opprimés ; qu’il
n’engendre que le pillage, la corruption des esprits, la détérioration
de toutes choses, les villes monstrueuses, la formation de classes
d’hommes, la guerre, la dévastation, la dégradation ; ainsi que la
maladie, la misère, la souffrance, le désespoir, l’artifice,
l’ébranlement de l’ordre originel établi entre toutes choses, et qu’il a
fini malgré cela par avoir plus de valeur que la vie des humains ! Mais
on ne peut plus ôter ce veau d’or, parce que tout est bâti avec lui et
que plus rien ne tiendrait si on le retirait. Entraînant tout vers le
bas, vers l’enfer par conséquent, il périra avec ce monde qui en a fait
son dieu, son but, sa raison de vivre. Il n’entrera pas dans le monde à
venir.
Les voies de la perdition
(22) Comme Dieu l’a demandé, vous auriez dû vous abstenir de suivre les
coutumes de vos pères. Mais vous agissez d’une manière semblable, car
vous adorez les mêmes dieux, comme l’industrie, l’argent, le pouvoir, la
gloire et le profit. Cependant, il y a une autre façon de se conduire
que celle qui consiste à détruire ce par quoi l’on vit, en faisant fi de
la postérité et de toutes les espèces de la création. Vous entendrez
donc de moi un autre cantique que ce celui de vos dirigeants :
produisons ! produisons ! peu importe si ce que nous produisons est
nuisible au monde, pourvu que cela engraisse notre veau d’or, notre
grand dieu qui nous fait vivre ! Devenir fous et vous détruire en
produisant ce qui perd le monde, serait-ce votre passion et votre but ?
Pensiez-vous que cela durerait toujours et à perpétuité, hommes de peu
de lucidité ?
(23) Pendant qu’il est l’heure, permettez-moi de vous baptiser. Et
gardez votre cœur paisible, vous ne risquez rien. Ce qui arrive n’est
pas la fin de la vie sur Terre, mais la fin de l’ignorance pour
commencer. En effet, depuis les commencements jusqu’à présent, le monde
n’a cessé d’emprunter des voies où se pratiquent des choses abominables
que l’on ne peut effacer avec des simulacres mais seulement avec la
connaissance de la vérité. Sinon avec quoi d’autre pourrait-on mettre
fin aux iniquités et aux immenses destructions commises par les hommes :
en éclairant des chandelles sur des briques ? Puisqu’on ne peut arrêter
les méfaits de l’ignorance que par la connaissance, ne pensez pas alors
que la lumière du berger soit de trop en ce jour.
(24) Prêtez-moi donc l’oreille, parce qu’en étant sortis de la nature,
vous vous êtes dénaturés forcément. Aussi plus personne ne s’aperçoit
que le monde agonise à cause de la civilisation romaine sous laquelle
vous vous trouvez. Pourtant, si vous vous retournez sur l’histoire des
nations qui amènent la fin, elle vous conduira invariablement à cette
civilisation. Car c’est Rome qui montra toutes les voies de la perdition
sur lesquelles les nations se sont engagées, sans pouvoir revenir en
arrière pour prendre une nouvelle direction. Elle est la source de tout
ce qui s’additionne aujourd’hui, allant mettre un terme au monde. La
Terre est souillée, contaminée, polluée, défigurée, pillée, meurtrie et
prête à vous abandonner ! Cela à cause des romains qui ouvrirent les
voies de la colonisation et de l’asservissement des peuples ; les voies
des grands travaux qui changent l’ordre originel des choses ; les voies
de l’industrie qui mécanisa le monde en apportant les saccages et les
armes diaboliques que l’on connaît ; les voies de la corruption des
mœurs ; l’enrichissement, l’exaction, le vice, la luxure, l’immoralité,
la perversion et l’impudicité ; l’idolâtrie, la tromperie, la guerre et
la préparation continuelle de la guerre ; ainsi que beaucoup d’autres
choses encore qui pourrissent les esprits et que la loi de Moïse
condamne.
(25) Dieu n’est plus l’évidence et l’espérance des hommes à cause des
romains, mais une légende pour le plus grand nombre. Dois-je alors faire
silence ou parler du bout des lèvres comme Moïse ? Bien que cela ne vous
apparaisse point, vos pensées et vos actes sont tous orientés dans la
direction montrée par les romains. Mais, puisqu’on connaît l’arbre à ses
fruits, examinez ! Vous verrez alors que de Rome et de ses abords
sortirent des dominateurs en grand nombre et des hommes d’une extrême
violence ; ainsi que des ravisseurs, des idolâtres, des trafiquants, des
tricheurs et des fanfarons. Et c’est avec ce genre d’individus qu’elle
se fit une religion pernicieuse et sanguinaire. Et c’est en raison de sa
domination par la force qu’elle se proclama ville éternelle ! Mais voici
que son éternité s’arrête devant les pieds du messager...
(26) Ayez donc conscience qu’en ne pouvant interrompre sa progression
vers l’abîme, le monde fera son dernier pas. Il n’ira pas plus loin,
parce que tout ce qui pouvait être dit est dit, et que tout ce qui
pouvait être fait est fait. Tout est consommé. Bâti sur le mensonge, il
ne peut rien amener d’autre que la corruption des esprits, la
destruction de la nature et la détérioration de l’ordre originel. Il est
fini, parce qu’il ne peut que persister dans les voies de Babel. C’est
pourquoi si vos dirigeants veulent changer ce qui vous fait crier contre
eux, ils ne peuvent le faire qu’au détriment d’autre chose, et soulèvent
tempêtes sur tempêtes. Et si je n’étais là au milieu de vous, ces
tempêtes se développeraient et vous emporteraient jusqu’au dernier. Ces
temps-là, ceux que vous vivez pendant que j’écris sur la Terre, sont les
temps messianiques dans lesquels se manifeste celui auquel chacun est
redevable de son salut.
(27) Peut-être qu’alors parviendrez-vous à lire l’Écriture dans son sens
véritable et à saisir pourquoi Jésus appelle Élie (Emmanuel) du haut de
sa croix ? Oui, il se peut que vous y parveniez si les mensonges et les
calamités du monde qui en sont les conséquences ne vous échappent pas :
Les intelligents règnent certes, mais les nations brûlent !
Les hommes s’entassent comme des sauterelles dans les villes et se corrompent ;
La violence progresse ;
Les pays se couvrent d’armes diaboliques et de militaires avides de sang ;
Les menaces s’accroissent, les guerres se multiplient ;
Les villes rongent les parties voisines en se développant comme des tumeurs ;
Des sites sont défigurés, d’autres contaminés ou interdits ;
Et la campagne effraie désormais.
La servitude s’intensifie ;
Les faibles sont méprisés, opprimés ou rejetés ;
Les pauvres sont délaissés, et les enfants manipulés ;
Les vieillards sont abandonnés ;
Des peuples entiers souffrent de famine.
Les espèces sont dénaturées par ceux qui ne font aucun cas de la création ;
Tout ce qui est naturel disparaît ou devient abominable aux yeux de tous.
La mer est pillée ;
La surface de la Terre est souillée et meurtrie, ses entrailles sont bouleversées ;
Les forêts disparaissent ;
Les cours d’eau se putréfient ;
L’eau potable diminue ;
Les machines de fer jettent les hommes et le bétail par-dessus bord, quand elles ne les écrasent et les tuent ;
Les maladies prolifèrent, s’aggravent et augmentent leur étendue ;
Les espèces animales se raréfient, beaucoup ne sont plus que des souvenirs ;
L’ordre originel est gravement ébranlé.
Les valeurs de l’existence défendues par la loi sont foulées au pied ;
La foi et l’espérance se sont envolées ;
La sagesse et le bon sens n’existent plus ;
Les jeunes gens se désespèrent, un grand nombre se donne la mort.
Et vous ne seriez pas en mesure de remettre en cause vos propres convictions ?
Ô ! homme, où est ta gloire ?
(28) Il se dit souvent que le monde souffre parce que les hommes ne sont
pas suffisamment cultivés. Mais de quelle culture s’agit-il ? Faut-il
comprendre que les calamités résultant des gens élevés et influents ne
sont pas suffisamment grandes et nombreuses ? Fils de Satan ! Les
nombreuses dévastations et le sang innocent que l’on fait couler chaque
jour, en prenant pour prétexte le développement des œuvres matérielles
et le profit, ne suffisent-ils pas ? La misère et les maladies qui ne
manquent pas d’apparaître à l’issue de tels comportements,
seraient-elles trop peu développées ? Toi qui règne à la tête de ta
nation, où l’emmènes-tu ?
(29) Vous marchez encore sur les sentiers des romains, et d’autant plus
volontiers que celui qui s’installe à la tête de votre nation ne manque
jamais d’aller à Rome chercher son autorité auprès du faux prophète,
afin que son image parle à vos yeux. C’est pourquoi la Terre entière
n’est plus le magnifique jardin des commencements, mais seulement un
immense trafic de marchands et de voleurs qui dévastent tout, en ne
laissant rien espérer d’autre que la fin. C’est la rétribution des
scandales et de l’hypocrisie dus à la transgression de la loi de Moïse
dont le but était d’empêcher ces choses.
(30) J’ai déjà dit que si Dieu n’intervenait pas, en envoyant son fils
unique, vous péririez tous. Or, puisque personne ne l’a encore vu tel
qu’il est, c’est que cela s’entend aujourd’hui, avec moi. Si
quelqu’un veut venir après moi, dit Jésus, qu’il renonce à lui-même,
qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. C’est
pour comprendre et aller dans le royaume que Jésus demande à celui qui
veut aller après lui de renoncer à lui-même et de se charger de sa
croix. Je vous conseille donc une fois encore de ne pas m’opposer ce que
vous croyez, car je ne rivalise pas avec vous. Je vous montre au
contraire, qu’en étant dans l’irréel pour tout, vous vivez sur cette
Terre exactement comme il ne faut point y vivre et que le monde en
meurt. Mais je vais vous instruire de la vie et vous soigner avec ma
patience. Je ne me découragerai point et je ne me relâcherai point,
jusqu’à ce que je fasse triompher la justice et que vous espériez en ma
loi.